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Pessamit
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Municipalité de la Région Manicouagan

Commerces Pessamit

Pessamit (« lieu aux lamproies »), anciennement appelée Bersimis et Betsiamites, est la réserve de la bande des Innus de Pessamit située à l’embouchure de la rivière Betsiamites, à 54 km au sud-ouest de Baie-Comeau sur la Côte-Nord du fleuve Saint-Laurent au Québec. La principale langue qui y est parlée est l’innu-aimun.

 

De 1849 à 1851, des travaux de défrichement sont effectués par les Innu sur le site actuel du village afin de construire une chapelle. Une demande est faite auprès de James Bruce qui porta le nom de Lord Elgin, gouverneur du Canada et des Indes de l’époque, par le père Flavien Durocher afin que des terres et des sommes d’argent leur soit octroyés pour leur subsistance. Plus tard, une demande fut envoyée par le père Charles Arnaud auprès du gouvernement pour qu’il leur accorde un territoire de 70 000 acres à l’ouest de la rivière aux Outardes. Une terre fut donc réservée pour ceux-ci à l’ouest de la rivière Manicouagan, mais ils préférèrent s’installer à l’embouchure de la rivière Betsiamites : un site qu’ils étaient habitués à fréquenter.

 

Par la suite, la reconnaissance du territoire de Betsiamites est accordée par le gouvernement canadien en 1852. La Compagnie de la Baie d’Hudson suit ces Montagnais sur leur nouvel emplacement permanent. Elle ferme donc son poste de traite des Islets Jérémie et transporte ses activités sur le territoire de la réserve en 1855. En 1862, le gouvernement crée la réserve indienne de Papinachois. Le premier réseau d’aqueduc fut construit en 1876. Une première école est financée par le gouvernement fédéral en 1924, puis l’école 54 en 1954 et enfin une école primaire en 1966. Le corps de police fut créé en 1968. Le centre des Services Éducatif du conseil de Bersimis fut mis sur pied en 1977 et en 1979, le Conseil prend en charge toute l’éducation de ses membres. Le 21 février 1981, le Conseil de Bande de Bersimis change de nom et devient celui de Betsiamites.

 

Au cours des siècles, plusieurs contes, récits, histoires, anecdotes ou légendes ont été perdus. Dans le but de les conserver et de les transmettre aux générations futures, une équipe de membres de la communauté ont fait l’inventaire des légendes et contes disponibles dans notre milieu. Pour pouvoir les faire connaître aux enfants de la communauté, des enseignants ont rédigé des petits livrets illustrés. De plus, la communauté possède plusieurs bandes sonores de contes et légendes racontés par les aînés. À long terme, la communauté souhaite que ces contes soient consignés par écrit.

 

«La rencontre du français: avant que l’école ne devienne obligatoire pour eux vers 1950, peu de Montagnais parlaient le français. Le vocabulaire de la langue montagnaise était surtout relié aux activités de l’époque : chasse et pêche. Pour aller à l’école, certains enfants devaient quitter leur famille pour le pensionnat et ils n’y retournaient que l’été. L’enseignement était donné en français et il était interdit à l’élève montagnais de parler [sa] langue. Les enfants ont appris à parler le français, mais ils ont perdu une partie du vocabulaire utilisé par leurs parents. Aujourd’hui, la culture et la langue montagnaise retrouvent de plus en plus leur place. Les enfants montagnais apprennent maintenant à parler et à écrire leur langue avec fierté. » – Marcelline Kanapé. «L’avenir de la langue montagnaises. Les langues autochtones au Québec.

 

La réserve change officiellement son nom de Betsiamites pour Pessamit, le 23 mai 2009. Source Wikipédia